Vous êtes sur.e.s de gueuler sur Hanouna pour les bonnes raisons ?

Avant toute chose, vu que mon titre est un peu provoc’, je vais commencer par dire quelque chose qui est une évidence pour toute personne qui me connait (mais pas forcément pour les autres) :

NON, je ne défends pas Hanouna. DU-TOUT. Ce qu’il a fait de manière répétitive dans ses diverses émissions, à savoir faire de l’homophobie, du sexisme, du racisme, du validisme, de la grossophobie, de la psychophobie (bref, de tout ce qui peut se trouver comme discriminations crasses) son fond de commerce sous couvert d’humour EST grave, et mérite amplement qu’on gueule très fort et qu’il soit sanctionné.

A plus forte raison, je ne suis pas hétéro, et les conséquences dramatiques de son dernier « canular » (à savoir : un mec de 19 piges s’est fait virer de chez lui par ses parents, qui ont appris à cause d’Hanouna et son canular que leur fils n’est pas hétéro) me touchent tout particulièrement et me prennent au bide.

Si j’avais la possibilité de faire caca sur ses chaussures pour lui exprimer métaphoriquement tout le bien que je pense de son attitude, je le ferai avec un plaisir non dissimulé.

Caca
(Je n’avais pas envie de voir Hanouna en photo sur mon blog. Alors à la place, j’ai mis un caca)

Maintenant que l’évidence est énoncée, je vais pouvoir devenir casse-gonades, et titiller un peu.

Parce que y a quand même un truc qui me chiffonne, dans la levée de bouclier quasi unanime (à l’exception des fans inconditionnels qui défendent leur idole), contre Hanouna (et ce, déjà avant sa dernière bouse).

Vous êtes tellement nombreux.ses à le condamner que je me demande un peu où vous êtes, tou.te.s, quand il s’agit de dénoncer l’homophobie, le sexisme, le racisme, la psychophobie, le validisme dans euh… VRAIMENT BEAUCOUP D’AUTRES EMISSIONS.

Parce que ouais, Hanouna est peut-être un peu moins « subtile » dans ses « blagues » que d’autres, mais n’empêche que la TV mainstream, elle en est complètement truffée, de trucs discriminants crasseux.
Alors pourquoi ca vous fait hurler chez Hanouna, alors que chez les autres, il n’y a que les militant.e.s convaincu.e.s et acharné.e.s qui réagissent ?

Vous êtes où, quand Ardisson humilie les gros.ses ?
Vous êtes où quand Ruquier donne pendant des mois la parole à Zemmour ?
Vous êtes où quand les Enfoirés font de « l’humour » sur les troubles psy en se foutant allègrement des personnes suicidaires (un comble dans un spectacle destiné à récolter des fonds pour les Restos du Coeur, dont une part non négligeable des bénéficiaires ONT des troubles psy…) ?
Vous êtes où quand Arthur fait des vannes plus que douteuses sur l’homosexualité d’un des participants à ses « Vendredi tout est permis » ?

Parce que je vous cherche, hein, mais je vous vois pas beaucoup gueuler. Du moins, INCROYABLEMENT MOINS que s’agissant de Hanouna.

Pour le coup, avide de comprendre, j’ai cherché des réponses en lisant un peu les commentaires, les discussions, les débats sucités par la polémique autour de Hanouna.

Et ce que j’ai lu, j’avoue, ne m’a pas fait très très plaisir.

J’ai lu beaucoup, beaucoup d’élitisme crasseux.
« Ouais, c’est de la télé populaire quoi, de la merde, de la télé pour les gens cons, de la télé de bas étage, faut vraiment manquer d’instruction pour regarder ça ».
Ouais ben pour le coup, les gens, si Hanouna et ses « blagues » homophobes, sexistes, racistes et autres me donnent envie de déféquer sur ses chaussures, ben je viendrais bien déposer le reste du contenu de mes intestins sur les vôtres, hein.

Il va falloir qu’on parle, très sérieusement.
Trasher sur les homos, c’est mal, mais trasher sur les classes populaires, c’est bien ?
Trasher sur les femmes c’est mal, mais on peut trasher sur les personnes qui n’ont pas un niveau « intellectuel » suffisant à votre goût ?
Vous gargariser de votre niveau d’études en trashant sur les gens qui n’ont pas Bac + Tout Plein, c’est supposé être OK ?
L’homophobie est plus acceptable si elle est exprimée avec des grands mots d’universitaire ?

J’ai vu aussi quelques bons « francais de souche », vous savez, ceux qui votent Marine le Pen et ses sbires, en profiter pour caler quelques petites vacheries racistes. Parce que quand même, il est pas très très blanc, Hanouna, et son nom n’a pas l’air sorti d’un village du Périgord.

Et enfin, j’ai vu quelques « antisionistes » (qui cachent leur antisémitisme en l’appelant autrement parce que c’est plus joli) en profiter pour rappeler l’air de rien que Hanouna est juif.

Et là aussi, j’ai senti très fort mon sphincter anal se relâcher en visant leurs godasses, hein.

Alors ouais. Vous qui dénoncez si fort Hanouna… Prenez cinq minutes pour vous demander pourquoi.
Si c’est sincèrement parce que vous vomissez l’homophobie, que vous conchiez le racisme, que vous gerbez le sexisme, que vous avez des boutons à l’idée du validisme… Alors ouais, continuez de dénoncer. Et je le fais aussi.

Par contre, si vous en profitez pour cracher à l’aise, planqués dans la masse, votre mépris pour les classes sociales « plus basses » que la vôtre, ou votre racisme et votre antisémitisme, vous seriez bien aimable de FERMER VOS GUEULES, et de commencer par balayer devant votre porte. Il semblerait qu’il y ait un peu de caca sur votre paillasson.

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Des couvertures en hiver ? C’est tellement surfait

C’est rare que je parle ici de sujet qui ne me concernent pas directement, dont je ne suis qu’un témoin dégouté parmi pas mal d’autres témoins (ça serait déjà bien, au moins, si tous les témoins étaient dégoutés, me direz-vous…).

Mais là, hey, y a un truc à dire, je crois.

Lisez ce post plus comme un billet d’humeur que comme un post construit et réfléchi – qu’il ne sera pas.

Chez vous je sais pas, mais en tous cas, chez moi, on caille sévèrement, en ce moment.
Brr, le bon vieux petit vent qui pique et qui transperce bien les fringues.
Encore plus que d’hab’, je réalise que j’ai sacrément de la chance d’avoir un toit au dessus de ma tête, de ne pas être à la rue, de ne pas être en train de fuir une guerre et de pioncer aléatoirement sur les trottoirs d’un pays dont je ne parle pas la langue et où je n’ai rien.
C’est une foutue chance, quand même, quand il fait moins 10, d’avoir un toit, pis aussi un lit et une couette, et que ma notion de « j’ai froid » se borne à grogner sur ma colocataire qui laisse la fenêtre ouverte.

Y a quelques semaines, j’ai battu le rappel de mes potes pour voir si l’un ou l’autre avait pas un sac de couchage inutilisé, parce que la couverture trouée du mec SDF que je croise tous les jours commençait à sérieusement me faire souci.
Et quand je le lui ai amené, le sac de couchage (un sac de couchage militaire Suisse, j’ai un peu rigolé intérieurement en me disant qu’une fois au moins, avoir une armée inutile qui coute très cher pour que dalle, ça avait eu un petit bout d’utilité, au moins pour ce mec qui se retrouve avec un sac de couchage certifié « résistant aux grands froids » au lieu de sa couverture trouée), j’ai eu l’impression de lui filer la lune tellement il a eu l’air content et soulagé, et ca m’a juste donné envie de chialer, parce que bordel c’est pas normal que ca soit exceptionnel pour lui d’avoir un truc chaud pour pioncer, que ca devrait juste pas arriver, ces situations là. Et quand il m’a dit « merci », je me suis limite barrée en courant, parce que sérieux, y a aucune raison de me « remercier », c’est juste… ché pas, un minimum ?..

Et là, j’apprends quoi ?

Qu’en France, à Paris, donc à 3h de train de chez moi, avec une pauvre frontière à traverser, les flics ont pour consigne de confisquer leurs couvertures, sacs de couchages, toussa, aux migrants qui pioncent dans la rue.
Que c’est pas le quidam lambda qui l’affirme, mais que c’est Médecins Sans Frontières qui dénonce la situation.

Alors au début j’ai pas envie d’y croire, je lis un article, deux articles, un post facebook, un truc, un machin, et ils disent tous la même chose : confisquer – couvertures – migrants.

Et je sais pas, mais je rigole. Jaune. Sacrément jaune. Et aussi un peu un peu bleuâtre (vous savez, la couleur des gens quand ils sont en train de crever de froid ?).

Alors je cherche un sens, je me demande ce qu’on va encore inventer pour justifier ça.

Et je lis que le Ministre de l’Intérieur, à qui je décernerais volontiers le titre supplémentaire « Ministre de l’hypocrisie » dit que c’est pour mettre ces gens à l’abri, les amener à aller dans des centres d’accueil pour ne pas crever de froid dans la rue.

Mais en vrai, ce qui se passe, c’est que ces gens à qui on a volé (oui, désolée, j’arrête d’être faux cul et de parler de « confiscation », appelons un chat un chat et une engelure une engelure : c’est un vol, point barre !) leur seul moyen de se tenir au chaud, bah… Ils vont faire la queue pendant plusieurs jours devant lesdits centres d’accueils, qui sont saturés, et que le jeu de tetris, c’est très cool sur une console, mais c’est quand même sacrément plus discutable quand il s’agit de donner à des humains un endroit pour simplement pioncer au chaud.

Donc pendant plusieurs jours, non seulement ils ont toujours pas un toit au dessus de leur tête, et un matelas sous leur dos pour dormir… Mais en prime, cadeau bonus, leur couverture ou leur sac de couchage a, lui, un toit… dans un commissariat de police où personne ne s’en sert pour dormir (ou dans une poubelle, parce que tant qu’à faire dans l’absurde, pourquoi pas rajouter un peu de gaspillage par dessus l’inhumanité, la décence c’est tellement surfait !).

Et on rajoute une couche à la blagounette, on empêche ces personnes, quand elles font la queue, de s’installer vaguement confortablement (ou, de manière plus terre à terre, de se reposer ne serait-ce qu’un petit peu) en genre… s’asseyant sur le trottoir). S’agirait pas qu’ils prennent trop de place, non plus, on leur permet déjà de rester debout sur le trottoir, s’agirait quand même pas d’abuser de notre  hospitalité, non mais oh !

Et là non plus, c’est pas le quidam lambda qui le dit, c’est toujours MSF.

Alors bon, vous me direz, de quoi ils se plaignent, hein, on a moins froid quand on est debout que quand on est assis ou couché sur le béton froid, n’est ce pas ?

J’ai envie de proposer une reconversion aux braves politicards qui ont pris cette décision absurde.
Dans le cinéma, ou dans l’écriture. Ou peut-être dans l’humour.
Parce que pour faire une aussi bonne blague que voler leurs sacs de couchage à des gens qui fuient la guerre, la misère, et qui crèvent de froid dans nos rues… Faut avoir une bonne dose d’imagination, quand même.
Reconnaissons leur ce talent là, à défaut de pouvoir venter leur humanité..!

couvertures-migrants

Black M, Verdun, et le festival de la mauvaise foi

Bon. Ceci est ma dernière adjonction à cet article – que non, je ne supprimerai pas – pour expliquer le contexte où je l’ai écrit.

Donc : en général, quand je vois « Black M » dans un titre d’article, je ne lis pas.
Parce que sa musique c’est de la merde, parce que j’ai un mépris sans limite pour son culte du fric, et que j’ai la rancune tenace face à l’homophobie décomplexée des (ex) membres de Sexion d’Assaut.
Et qu’en prime je me farde du Black M et du Maitre Gims à longueur de journée de taf parce que je bosse avec des ados qui adorent la soupe musicale mainstream.
Donc ouais, habituellement, je ne lis pas.

D’où le fait que le début de la polémique autour de Black M à Verdun a eu lieu sans que j’y prête attention : je ne lisais tout simplement pas les articles sur la polémique, parce que je m’arrêtais à « Black M » et que je ne pensais pas qu’il y ait quoi que ce soit d’important à lire dans un article concernant Black M.
Quand le concert a été annulé, le nombre d’articles qui me sont passés devant le nez dans ma timeline sur les réseaux sociaux m’a amené à me dire « Wtf qu’est ce qu’il se passe ? », et à lire les articles.
J’ai donc découvert en même temps :
– L’invitation de Black M à Verdun.
– Le tollé dans les rangs de l’extrême droite.
– L’annulation.
– Et les réactions sans nuances de CERTAIN.ES militant.es anti-racistes.

Cet article, je l’ai écrit en mode coup de gueule (comme le titre du blog pourrait éventuellement le laisser supposer).
Pas en mode étude sociologique.

Je l’ai écrit en mode coup de gueule d’une personne pas hétéro, qui en l’espace de quelques minutes découvrait :
– Que des abrutis finis avaient eu l’idée lumineuse d’inviter à une commémoration à visée plutôt pacifique (commémorer les victimes, c’est pas célébrer la guerre hein…) un mec qui a fait partie d’un groupe musical qui incitait verbalement à trancher les organes génitaux des homos et qui « assumait à 100% son homophobie ». Paie ton pacifisme. 1er crachat dans la gueule.
– Que des crevures d’extrême droite – qui habituellement ont plutôt tendance à cracher joyeusement à la gueule des personnes LGBT+ – avaient eu l’indécence de tenter de bouffer au râtelier LGBT+ pour planquer leur racisme sous le tapis. 2ème crachat dans la gueule.
– Et que CERTAIN.ES militant.es anti-racistes abordaient la défense de Black M en empêchant toute forme de mention de son homophobie dans la discussion, et en accusant de racisme toute personne ne se pliant pas à cette exigence. 3ème crachat dans la gueule.

Alors oui, cet article a été écrit du tac au tac, énervée, en colère. Ouais.
Colère que je continue d’estimer légitime, et tant pis pour les personnes qui verront là une preuve de mon « racisme ».
Mais colère qui m’a amené à présenter les choses sans les hiérarchiser en terme de conséquences ou de gravité sur un plan SOCIAL et SOCIETAL.
S’il est grave sur la plan humain que des personnes se sentent le droit de dire à des personnes touchées par l’homophobie de fermer leur gueule sur le sujet, c’est très loin d’avoir le même impact sur le plan de la société que la mobilisation raciste dégueulasse dont Black M a fait les frais.
On est bien d’accord là dessus.
Et en aucun cas mon aversion pour Black M ne me fait trouver la moindre excuse aux sous-merdes d’extrême droite qui ont lancé un bashing contre ce mec dont ils se foutent royalement, mais qui se trouve avoir une couleur de peau et une religion qui ne leur reviennent pas.

Maintenant, s’il y a encore des gens qui ont envie de chercher dans cet article une preuve de mon « racisme », j’ai envie de dire : démerdez vous avec votre conscience.
J’ai dit ce que j’avais à dire sur le sujet et je n’y reviendrai pas.

—-
(Pour celleux qui auraient passé les derniers jours dans une grotte isolée sous les montagnes de l’Antarctique – je pense qu’il fallait au moins ça pour ne pas en entendre parler – petit rappel des faits : Black M était supposé chanter lors de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun. Cette annonce a fait un tel tollé dans la faschosphère que le concert a été annulé).

Je suis agacée.

Je crois que je suis intolérante à la mauvaise foi autant que je suis intolérante à la haine et à la discrimination, et dans cette affaire là, le festival de mauvaise foi déployé par absolument tout le monde dans cette histoire là devient… assez irritant.

Donc nous avons :

Black M.
Ex-membre de Sexion d’Assaut.
Groupe qui s’est illustré, en terme de très bad buzz, par une interview où ils ont affirmés « être homophobes à 100% et l’assumer » (vous avouerez que ça pique, quand même, non ?).
Mais – et c’est à préciser parce que ça explique un peu la suite – (arrière ? j’ai lu les deux versions) petit fils de tirailleur sénégalais.

Black M

La faschosphère.
Qui s’est illustrée – majoritairement – par son soutien à la Manif Pour Tous, et donc par son homophobie.

Les militant.es intersectionnel.les.
Qui ne sont habituellement (et c’est heureux, hein !) pas connu.es pour leur tolérance aux propos homophobes.

Maintenant que les protagonistes de cette vaste blague (ouais je suis pas très tendre. J’vous ai dit que je suis allergique à la mauvaise foi !) sont présentés, on va pouvoir passer au scénario de cette mauvaise farce.

Acte Un :

Black M est pressenti pour chanter lors de la commémoration de la bataille de Verdun.

On peut sérieusement se poser la question du sens de cette programmation.
Commémorer la présence des tirailleurs sénégalais dans les tranchées (ce qui serait PLUTÒT LOUABLE).
Ou simplement faire le buzz et attirer l’attention sur cette commémoration avec la présence d’un chanteur actuellement plutôt populaire, sans autre sens profond.
Mon petit coté cynique me fait honnêtement pencher pour la 2ème version. Malheureusement.
Acte un de la mauvaise foi, donc : c’est une manière de commémorer, ou de faire du fric et du buzz. Faudrait savoir hein. Parce que c’est pas vraiment la même chose !

Acte Deux :

Ca fait un mega tollé dans la faschosphère.
Tout le monde hulule à la déshonoration (oui je sais, le mot n’existe pas, mais j’m’en fous, pour illustrer le ridicule de la faschosphère, je n’ai pas trop de problème à utiliser des mots qui n’existent pas !) des morts français, et blablabla.

En utilisant des arguments… Pour le moins diversifié.

Ca ne fait pas très glamour de dire que Black M n’est pas assez blanc et pas assez Français de Souche pour chanter lors de cette commémoration.
Ca obligerait à assumer son racisme, et brrr, assumer son racisme, c’est quand même pas très bien vu hein.

Alors bon.
Il s’agit donc de trouver d’autres arguments.

Le fait que Black M a fait des chansons pas très tendres envers la France.
(Ma foi, ça a le mérite, au moins, d’être dans une certaine cohérence avec le patriotisme nationalisme assumé de la faschosphère… Mais par contre, on peut se demander si « vénérer la France » est forcément nécessaire pour commémorer la mémoire des morts d’une bataille…).

Et – et c’est là que mon détecteur de mauvaise foi passe dans le rouge – la faschosphère se sent également autorisée à utiliser L’HOMOPHOBIE DE BLACK M comme argument.

Et là, je commence à avoir envie de distribuer des baffes à tour de bras.

Parce que cette même faschophère hululait il y a peu à la ruine de la morale de notre société et à la destruction de l’humanité par le Puissant Lobby LGBT lors des rassemblements de la Manif Pour Tous Les Homophobes.

Alors faudrait voir à arrêter de se foutre de la gueule du monde, hein.

Chers lecteur.trices faschos (en supposant que j’en aie. Berk !)… vous ne POUVEZ pas, si vous avez une once de cohérence et de logique, hululer avec la Manif Pour Tous PUIS dénoncer l’homophobie de Black M.

C’est de la fucking mauvaise foi caractérisée, et c’est vraiment prendre les personnes LGBT+ pour de parfaits con.nes hein.
Essayer de bouffer au râtelier LBGT+ après nous avoir craché dans la gueule, c’est VRAIMENT du foutage de gueule caractérisé.

Ce qui vous dérangeait avec la présence de Black M à Verdun pour cette commémoration, c’est pas le fait qu’il soit homophobe. C’est le fait qu’il ne soit pas blanc, et qu’en plus il ait l’audace de critiquer la France (en même temps, tu m’étonnes qu’il la critique, vu comme les personnes racisées y sont traitées, hein !)

Acte Trois :

Face à ce tollé, la Mairie de Verdun déprogramme Black M.

Acte Quatre :

Dans ma timeline sur les réseaux sociaux, je vois un gros tollé d’indignation fleurir contre cette déprogrammation.
De la part de militant.es intersectionnel.les.

Les mêmes militant.es intersectionnel.les qui habituellement montent au créneau si on a le malheur de citer un.e artiste / un.e auteur.e qui a eu le mauvais goût de faire une bouse (même une bouse passablement moins massive que de dire ouvertement « On est à 100% homophobes et on l’assume »).

Il semblerait donc que l’éponge ait été totalement passée sur l’homophobie du mec, pour ne surtout pas aller le moins du monde dans le même sens que les gros.ses merdeux.ses de la faschosphère.

On souligne avec emphase le fait que Black M soit le descendant d’un tirailleur sénégalais, et toute personne tentant de faire remarquer que c’est certes un descendant d’un tirailleur sénégalais, mais AUSSI un enfoiré homophobe se fait rapido démonter et accuser de hurler avec les loups de la faschosphère, et par la même d’être raciste.

Elle est passée où, l’intransigeance habituelle contre les propos LGBTphobes ?

C’est quoi ce monde pourrave, où la nuance est interdite ?
Où on ne peut pas lutter A LA FOIS contre la bouse raciste des enfoirés en chemise brune, contre le fait qu’ils se permettent en prime d’utiliser la lutte contre l’homophobie comme prétexte alors que c’est habituellement les pires crevures homophobes…
ET contre la présence à une manifestation commémorative d’un mec qui a dit « On est 100% homophobes et on l’assume » ?!

Est-ce que le racisme est moins grave que l’homophobie ? NON.
Est-ce que l’homophobie est moins grave que le racisme ? TOUJOURS PAS.

Les deux sont à part égale un mélange de vomi et de merde.

Ah.

J’vous ai vu, là dans le fond, qui vous préparez à me faire un laïus sur les whitetears dans les commentaires de cet article (parce que ouais, soyons sérieux.ses, je pense – J’ESPERE – que j’ai quand même un peu plus de lecteur.trices se revendiquant de l’intersectionnalité que de lecteur.trices en chemise brune, hein…) :

NON, je ne cautionne pas le racisme crasseux de la faschophère autour de cette histoire de concert de Black M. VRAIMENT PAS.

Mais par contre, en tant que personne directement touchée par l’homophobie, j’ai beaucoup de mal à avaler de voir une sorte de tabou autour de l’homophobie de Black M.
Le fait qu’il ait la faschosphère sur le dos à cause de sa couleur de peau ne l’absout pas magiquement de son « homophobie à 100% assumée ». VRAIMENT PAS non plus.

Par honnêteté intellectuelle :

– Non, je ne dis pas que c’est l’intégralité des militant.es intersectionnel.les qui a adopté une position sans nuance quant à ce cher Black M.
Par contre, il ne s’agit pas NON PLUS d’une ou deux personnes qui auraient dit un peu nawak dans leur coin, mais quand même d’une position que j’ai vu de manière assez récurrente pour que ça me fasse réagir.
Et NON, je ne citerai pas qui quoi comment où.
Ca n’est pas dans mes habitudes « d’afficher » des gens, y compris des personnes dont les positions me font bondir. Et je ne compte pas faire exception ici.

– Je n’avais pas mentionné dans mon article le fait que Black M – et le groupe Sexion d’Assaut en général – ont fait amande honorable quant à leurs propos homophobes. Par des excuses publiques, et en participant à une action anti LGBT-phobe avec une (ou des ?) assos.
Par contre, il est utile de préciser que cette amande honorable est survenue après que des villes aient menacé de supprimer leurs concerts suite au tollé qu’avaient fait leurs propos.
Pour être honnête : je ne crois pas une seconde à la sincérité d’excuses obtenues par la menace de grosses pertes financières. Je n’y crois pas. C’est clairement pour ça que je n’ai pas mentionné ces excuses, qui ont à mes yeux autant de valeur qu’un pet de mouche.
Mais je n’ai pas la science infuse, et peut-être que je me plante. Allez savoir.

Un serrage de main qui fait couler beaucoup d’encre et saliver les racistes

Habituellement, je m’abstiens de faire un article spécifiquement au sujet d’une oppression / discrimination où je ne suis carrément pas concernée. Histoire de pas dire milles conneries par ligne, de préférence.
Je vais faire une petite exception vu que ça concerne l’actualité Suisse, et que je vois que le bruit fait par cette sombre histoire de non-serrage de main ne retombe pas.

serrer la main

Pour les non-suisses (quoi qu’il me semble que cette histoire ait dépassé les frontières suisses, ce qui me fait d’ailleurs doucement ricaner parce que franchement, qu’un truc aussi « hautement captivant » qu’une histoire de main serrée ou pas serrée par des ados fasse parler la presse internationale me laisse carrément perplexe), petit rappel des faits pour que vous sachez de quoi je parle.

En résumé : dans deux écoles du Canton de Bâle, des élèves de confession musulmane ont été dispensés de l’obligation de serrer la pince à leurs enseignantes de genre féminin.
(Vous avez vu à quel point l’information est hautement capitale, vraiment ?)
Forcément, sur fond d’islamophobie et de racisme latents dans notre société, ça fait un tollé géant.
Voilà un article paru dans le journal « Le Matin » (c’est pas du journalisme de haut vol, je vous préviens… Mais c’est un choix délibéré parce qu’il est d’autant plus représentatif du coup de « ce qui se dit dans les chaumières »), qui donne un petit aperçu du fameux tollé.

Autour de moi, dans mes contacts, dans mes potes y compris ceux qui sont franchement peu intéressé habituellement pas le féminisme ou le racisme ou toute autre question de justice sociale, tout le monde y va de son petit avis.

Et je vais faire comme tout le monde : y aller de mon petit avis, en commençant par vous raconter une petite anecdote.

Sur toute ma scolarité, en Suisse donc, j’ai eu un seul prof au secondaire qui exigeait qu’on lui serre la main.
C’était un gros emmerdeur réac’ à souhait, qui avait des exigences de discipline en classe qui frisaient le militaire (pour la petite histoire, il était gradé dans l’armée, et … ça se remarquait, hein. Manifestement, il semblait confondre ses cours d’allemand et l’armée).
Qui passait le 3/4 de son temps à nous hurler dessus.
Et qui a largement contribué à me dégouter de l’allemand.

Donc, il exigeait qu’on lui serre la main en sortant de classe.

En bonne emmerdeuse que j’étais déjà, je me suis pris quelques heures de colle pour avoir « malencontreusement » glissé une punaise entre mes doigts au moment de lui serrer la main, tellement cette exigence me semblait absurde et tellement j’ai toujours refusé de me plier à des règles dont je ne vois pas le sens.

Tout ça pour dire que les arguments tournant autour de « l’exigence universelle de respect impliquée par le serrage de main » sont du parfait bullshit, sachant que la grande majorité des profs n’ont pas cette exigence (et que pourtant, je ne pense pas que tous ces autres profs n’en ait rien à foutre d’être respectés par leurs élèves).

Bon. Revenons-en à nos moutons de main serrée ou pas serrée dans le canton de Bâle.

Donc :

Moi aussi je trouve la décision des autorités scolaires à chier.

Mais pas dans le même sens que les gros réac’.

Je trouve effectivement qu’ils ont eu tort de dispenser ces élèves-là du serrage de main obligatoire.
Mais pas dans le sens « ils devraient les forcer à serrer la main », mais dans le sens « Ils devraient arrêter de forcer les élèves à serrer la main de leur prof ».

Ça résoudrait le problème de contradiction entre les convictions religieuses des élèves et les règles scolaires.
Et ça résoudrait le problème aussi pour toutes les autres personnes qui sont mal à l’aise avec le fait de serrer la main ou d’avoir un contact physique.

Parce que oui, des raisons de ne pas être à l’aise avec le fait de serrer une main, il y en a tout plein. Et je n’en trouve pas une qui soit plus ou moins valable que l’autre.

Pour pas mal de personnes avec des troubles psy ou neuroatypiques, le contact physique, c’est pas anodin, et ça n’est pas quelque chose de facile.
Et je trouve un peu aberrant que l’école, au nom d’exigences autoritaristes complètement dénuées de sens, on les oblige à serrer la patte à leur prof.

Que ça puisse avoir du sens d’apprendre les règles de socialisation (serrer la main, ce genre de trucs) aux enfants à l’école enfantine (la maternelle, en France), ma foi… Je peux encore voir un certain sens (quoi que le faire de manière obligatoire n’en mets pas moins des élèves en difficulté, s’ils ont du mal à gérer le contact physique…).
Mais à 14-15-16 ans, âge des élèves concernés par cette polémique, les règles de socialisation, on les connait. Donc il n’y a définitivement aucun sens à faire du serrage de main à la sortie de la classe une obligation.

A plus forte raison :

Est-ce que vraiment le respect se signale par une main serrée ou pas ?
Est-ce que dire « bonjour » à quelqu’un à 1m de distance, ou lui serrer la main, ou lui claquer la bise, c’est forcément signe d’une gradation dans le respect qu’on porte à la personne ?
Quand j’arrive au travail, je dis « bonjour » à mes collègues. Je ne vais pas leur serrer la main un par un. Doit-on en comprendre que je ne les respecte pas ?
Le respect c’est une attitude générale, c’est pas une main serrée…

On est en train de faire une polémique, largement récupérée et instrumentalisée par des racistes de tout poil (Coucou l’UDC, oui, c’est à vous que je parle, entre autre !), à partir d’un problème qui serait un non-problème si les autorités scolaires avaient un demi-doigt de bon sens.

Et de respect envers leurs élèves. Ouais.
Parce que le respect ça va dans les deux sens.

Homophobie vs racisme : quoi et comment dénoncer ?

Un article qui comprendra surement plus de questions que de réponses…

N’étant pas hétéro, je ne peux pas ne pas être touchée, révoltée, en colère, quand je lis que des personnes sont menacées, violentées, torturées, emprisonnées ou mises à mort à cause de leur homosexualité.
Où que ça soit dans le monde.
Ici ou ailleurs.

Ca me touche droit au bide, avec à chaque fois la pensée obsédante : ça pourrait être moi.
Je pourrais être la personne agressée, ici ou ailleurs.
je pourrais être la personne emprisonnée, si tant est que les caprices de la géographie m’aient fait naître ailleurs.
Je pourrais être la personne mise à mort.

Alors quand je lis « 7 hommes emprisonnés au Sénégal pour cause d’homosexualité« , ou autres horreurs dans ce genre là, j’ai envie de hurler l’information, de faire tourner la pétition, tout ça.

Hebergeur d'image

Après, j’ai aussi lu les réactions – tout aussi légitimes je pense – de personnes qui craignent que ce genre de partage et de mobilisation n’attisent le racisme. Que ça soit dans une optique néocolonialiste (« Nous qui sommes tellement en avance sur vous, nous allons vous apprendre la vie »).

Et on ne peut pas dire que ces craintes soient infondées, quand on voit le nombre de personnes qui se découvrent une grosse envie de lutter contre l’homophobie, ou contre le sexisme, si ça leur donne l’occasion de casser au passage sur « les Africains », sur « les musulmans » , ou encore de faire valoir la supériorité de nos sociétés occidentales sur… tout le reste du monde en fait.

Pour autant, je n’arrive pas à me dire qu’il ne faut pas, jamais, sous aucun prétexte, dénoncer les actes homophobes qui se passent dans d’autres cultures.
Ca me touche trop, ça m’écorche trop la gueule pour arriver à juste me taire, fermer les yeux très fort pour ne pas voir, et attendre que le changement se passe.

A plus forte raison… On parle souvent de laisser la parole aux concerné.es. Et c’est vrai, c’est important, c’est capital même. Bien sûr que si on étouffe la parole des personnes LGBT+ vivant directement sur place sous notre parole de personnes LGBT+ occidentales, on fait plus de mal que de bien.

Mais par contre… La parole des concerné.es, dans des pays où l’homosexualité est passible de sanction pénales, elle peine souvent à se faire entendre. Parce que les gens ont la trouille, et ma foi c’est plus que largement compréhensible…
Est-ce que j’assumerais aussi « facilement » mon orientation sexuelle publiquement si je risquais de me retrouver en prison, ou éventuellement torturée ou tuée à cause de ça ? Sincèrement, j’aimerais bien dire que oui, que je serais courageuse et brave, mais sincèrement, je n’en suis de loin pas sure. Parce que voyez-vous, je tiens « un peu » à la vie, quand même…

Alors est-ce qu’on peut raisonnablement attendre uniquement la parole des concerné.es, quand elle est étouffée sous la menace ?
Est-ce vraiment complètement inutile et contreproductif de dénoncer ce qui se passe ailleurs ?

Est-ce qu’en faisant gaffe à la manière, en faisant gaffe à recadrer les réactions qui friseraient de trop près le racisme, il n’est pas possible (et utile ?) de dénoncer ce qui se passe « ailleurs », quand ce qui se passe ailleurs nous retourne les tripes comme si on les essorait dans une centrifugeuse ?

Est-ce que « les concerné.es », dans une telle situation, ça n’est pas aussi toutes les personnes LGBT+ qui se sentent immédiatement solidaires et touchées par ce qui arrivent à d’autres personnes LGBT+ quelque part dans le monde ?

Est-ce forcément raciste de dénoncer les crimes transphobes et homophobes à la pelle au Brésil ?
Est-ce forcément raciste de dénoncer l’arrestation de ces 7 homosexuels au Sénégal ?
Est-ce forcément xénophobe de hurler devant la situation des personnes homosexuelles en Russie ?

Où se situe la limite entre le respect (normal et légitime) des autres cultures, et l’indifférence puante envers des gens qui morflent et qui n’ont que peu de possibilité de faire entendre leur voix parce que ça pourrait leur couter la vie ?

8 phrases qui se terminent par des « ? » sur un article de moins de 700 mots… je vous avais dit qu’il y aurait plus de questions que de réponses…

A quand une manif’ pour défendre les victimes de la grossophobie ?

Vous avez surement tous-tes entendu parler de la sombre histoire de bikini à Reims, qui a déchainé les réactions islamophobes ces derniers jours ?

Pour les éventuelles personnes sortant d’une retraite spirituelle dans une grotte loin d’internet et des médias ces derniers jours, petit résumé des faits.

Le mercredi 15 juillet, une altercation incluant un échange de coups éclate dans un parc à Reims. Une jeune femme bronzant en bikini se fait taper dessus par un groupe de 5 autres jeunes femmes, et se retrouve avec 4 jours d’ITT suite à cette agression.

Les interprétations s’emballent, les personnes qui ont cogné sont de confession musulmane et la conclusion à laquelle arrivent rapidement les médias, c’est qu’elles ont agressé une jeune femme bronzant en bikini parce que « c’est contraire à la morale de s’exhiber ».

Twitter s’emballe sous le hashtag #jeportemonmaillotauparcleo, SOS Racisme fonce dans le tas en appelant à une manifestation « Pour dire oui à la liberté », les politicard FN se frottent les mains et s’indignent de plus belle.

Suite de l’histoire : d’après les premières conclusion de l’enquête, il semblerait que « l’agresseuse » ait en fait été victime d’une remarque grossophobe (« Avec ton physique, je comprends que tu n’oses pas te montrer », truc du genre), ait répliqué par une baffe, et que la bagarre se soit envenimée. Rien à voir, donc, avec une histoire de morale ou de religion. (source)

Outre le fait que ça soit sérieusement merdique de voir une pareille récupération raciste d’un pauvre fait divers qui méritait à peine trois lignes d’entrefilet dans un canard local (sans dire que ça n’est pas grave, hein, mais sérieusement… des bagarres entre ados, c’est pas pour dire, mais il y en a tous les jours, et ça passionne assez rarement toute une nation…), la Grosse que je suis grogne derrière son ordi.

Entendons nous, je n’ai pas la prétention de savoir à coup sûr le fin mot de cette histoire : je ne suis toujours pas flic, je ne suis pas juge non plus, je ne fais que lire, comme tout le monde, les articles qui me sont passés sous la main sur le sujet.

Entendons nous aussi, je ne vais pas dire que la victime d’insultes grossophobe a eu l’idée de l’année en rétorquant à coup de baffes. Je ne pense pas que ça soit la réponse la plus adéquate ever, hein.

Mais par contre… Maintenant que la première interprétation, raciste à souhait, de cet incident semble compromise… Où est passée la belle mobilisation « Pour dire oui à la liberté », dites-moi ?

S’il est avéré que effectivement, c’est la grossophobie qui est le noeud de cette histoire… Est-ce qu’il va y avoir un hashtag #jeportemongrastranquille, ou un truc du genre ? Est-ce qu’il va y avoir des associations qui vont appeler à manifester pour affirmer le droit à être gros tranquille sans se faire emmerder de partout ?

Maintenant qu’il ne s’agit plus de cracher sur l’islam, mais de défendre le droit des gens à avoir le poids qu’ils ont sans se faire emmerder, est-ce qu’il va se passer un truc grandiose qui va enflammer toute la presse d’un pays ?

En fait, non, il ne se passera rien.
Il ne se passera rien, parce que insulter les gros, c’est pas grave, c’est pas « une atteinte à la liberté », c’est pas vendeur, c’est pas un sujet à la mode.
Alors on peut, tranquilou, continuer de dire à une nana en « surpoids » que « avec ton physique, je comprends que tu n’oses pas te montrer », et à trouver des interprétations racistes à sa réaction énervée.

Ben non, quoi, la grossophobie ça n’existe pas, même le correcteur orthographique de mon ordinateur me le dit, en soulignant « grossophobie » d’une petite vague rouge.

Youhou, n’est-il pas merveilleux, notre monde ?

Vous voulez un petit bonus ?
Juste un petit, des fois que vous ayez envie de vous énerver un peu plus :
Face à l’information comme quoi l’agression était, en fait, grossophobe et pas une sombre histoire de morale et de religion… Les réactions volent haut. « Ca n’est pas crédible son histoire, elle aurait dû en inventer une plus crédible ».
Pas.Crédible.
Evidemment : la grossophobie n’existe pas, alors comment pourrait-elle être à l’origine d’une agression ?

J’vais vous dire… Un peu plus jeune que cette nana, j’ai fait un coquard à un camarade de classe. Pour une remarque du même genre. J’ai enlevé ma chaussure, et je la lui ai balancé dans la gueule. Self Control fail.

Ca aussi, ça n’est pas crédible ? Vous voulez qu’on lui demande ? Je pense qu’il s’en souvient…

(Ah. Juste une chose. Je suis largement aussi choquée par la récupération raciste que par l’insulte grossophobe, hein. Loin de moi l’idée de vouloir faire passer au 2ème plan toute la bouse islamophobe qui a été faite autour de cette histoire pour « défendre mon bout de gras » (!) de lutte contre la grossophobie.
L’islamophobie galopante, même n’étant pas concernée, me fout sérieusement la gerbe. Mais je ne suis clairement pas la mieux placée pour en parler, d’autres le font vachement mieux que moi parce que ça les touche directement.)