Vous êtes sur.e.s de gueuler sur Hanouna pour les bonnes raisons ?

Avant toute chose, vu que mon titre est un peu provoc’, je vais commencer par dire quelque chose qui est une évidence pour toute personne qui me connait (mais pas forcément pour les autres) :

NON, je ne défends pas Hanouna. DU-TOUT. Ce qu’il a fait de manière répétitive dans ses diverses émissions, à savoir faire de l’homophobie, du sexisme, du racisme, du validisme, de la grossophobie, de la psychophobie (bref, de tout ce qui peut se trouver comme discriminations crasses) son fond de commerce sous couvert d’humour EST grave, et mérite amplement qu’on gueule très fort et qu’il soit sanctionné.

A plus forte raison, je ne suis pas hétéro, et les conséquences dramatiques de son dernier « canular » (à savoir : un mec de 19 piges s’est fait virer de chez lui par ses parents, qui ont appris à cause d’Hanouna et son canular que leur fils n’est pas hétéro) me touchent tout particulièrement et me prennent au bide.

Si j’avais la possibilité de faire caca sur ses chaussures pour lui exprimer métaphoriquement tout le bien que je pense de son attitude, je le ferai avec un plaisir non dissimulé.

Caca
(Je n’avais pas envie de voir Hanouna en photo sur mon blog. Alors à la place, j’ai mis un caca)

Maintenant que l’évidence est énoncée, je vais pouvoir devenir casse-gonades, et titiller un peu.

Parce que y a quand même un truc qui me chiffonne, dans la levée de bouclier quasi unanime (à l’exception des fans inconditionnels qui défendent leur idole), contre Hanouna (et ce, déjà avant sa dernière bouse).

Vous êtes tellement nombreux.ses à le condamner que je me demande un peu où vous êtes, tou.te.s, quand il s’agit de dénoncer l’homophobie, le sexisme, le racisme, la psychophobie, le validisme dans euh… VRAIMENT BEAUCOUP D’AUTRES EMISSIONS.

Parce que ouais, Hanouna est peut-être un peu moins « subtile » dans ses « blagues » que d’autres, mais n’empêche que la TV mainstream, elle en est complètement truffée, de trucs discriminants crasseux.
Alors pourquoi ca vous fait hurler chez Hanouna, alors que chez les autres, il n’y a que les militant.e.s convaincu.e.s et acharné.e.s qui réagissent ?

Vous êtes où, quand Ardisson humilie les gros.ses ?
Vous êtes où quand Ruquier donne pendant des mois la parole à Zemmour ?
Vous êtes où quand les Enfoirés font de « l’humour » sur les troubles psy en se foutant allègrement des personnes suicidaires (un comble dans un spectacle destiné à récolter des fonds pour les Restos du Coeur, dont une part non négligeable des bénéficiaires ONT des troubles psy…) ?
Vous êtes où quand Arthur fait des vannes plus que douteuses sur l’homosexualité d’un des participants à ses « Vendredi tout est permis » ?

Parce que je vous cherche, hein, mais je vous vois pas beaucoup gueuler. Du moins, INCROYABLEMENT MOINS que s’agissant de Hanouna.

Pour le coup, avide de comprendre, j’ai cherché des réponses en lisant un peu les commentaires, les discussions, les débats sucités par la polémique autour de Hanouna.

Et ce que j’ai lu, j’avoue, ne m’a pas fait très très plaisir.

J’ai lu beaucoup, beaucoup d’élitisme crasseux.
« Ouais, c’est de la télé populaire quoi, de la merde, de la télé pour les gens cons, de la télé de bas étage, faut vraiment manquer d’instruction pour regarder ça ».
Ouais ben pour le coup, les gens, si Hanouna et ses « blagues » homophobes, sexistes, racistes et autres me donnent envie de déféquer sur ses chaussures, ben je viendrais bien déposer le reste du contenu de mes intestins sur les vôtres, hein.

Il va falloir qu’on parle, très sérieusement.
Trasher sur les homos, c’est mal, mais trasher sur les classes populaires, c’est bien ?
Trasher sur les femmes c’est mal, mais on peut trasher sur les personnes qui n’ont pas un niveau « intellectuel » suffisant à votre goût ?
Vous gargariser de votre niveau d’études en trashant sur les gens qui n’ont pas Bac + Tout Plein, c’est supposé être OK ?
L’homophobie est plus acceptable si elle est exprimée avec des grands mots d’universitaire ?

J’ai vu aussi quelques bons « francais de souche », vous savez, ceux qui votent Marine le Pen et ses sbires, en profiter pour caler quelques petites vacheries racistes. Parce que quand même, il est pas très très blanc, Hanouna, et son nom n’a pas l’air sorti d’un village du Périgord.

Et enfin, j’ai vu quelques « antisionistes » (qui cachent leur antisémitisme en l’appelant autrement parce que c’est plus joli) en profiter pour rappeler l’air de rien que Hanouna est juif.

Et là aussi, j’ai senti très fort mon sphincter anal se relâcher en visant leurs godasses, hein.

Alors ouais. Vous qui dénoncez si fort Hanouna… Prenez cinq minutes pour vous demander pourquoi.
Si c’est sincèrement parce que vous vomissez l’homophobie, que vous conchiez le racisme, que vous gerbez le sexisme, que vous avez des boutons à l’idée du validisme… Alors ouais, continuez de dénoncer. Et je le fais aussi.

Par contre, si vous en profitez pour cracher à l’aise, planqués dans la masse, votre mépris pour les classes sociales « plus basses » que la vôtre, ou votre racisme et votre antisémitisme, vous seriez bien aimable de FERMER VOS GUEULES, et de commencer par balayer devant votre porte. Il semblerait qu’il y ait un peu de caca sur votre paillasson.

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Les personnes âgées ne sont pas des bébés ni des choses

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Coup de gueule un peu plus personnel que les autres, celui-ci. Un peu plus à vif, aussi, parce qu’il parle d’une situation dans laquelle je patauge au quotidien en ce moment, avec ma maman hospitalisée…

Ma maman…
78 ans, une santé plutôt solide jusqu’à tout dernièrement, malgré ses deux paquets de clopes par jour depuis aussi longtemps que je m’en souvienne (et même plus longtemps que ça. Pour la petite histoire, je suis un « bébé clope », ma mère n’a jamais arrêté de fumer pendant sa grossesse, preuve que les injonctions autoritaires aux femmes à arrêter de fumer à tout prix pendant leur grossesse sous peine d’accoucher d’enfants malformés de partout, c’est un peu du bullshit…).
Et puis là, les merdes de santé qui s’empilent, le malaise dans la rue qui l’amène à l’hosto, la pneumonie, la pleurésie…

Et puis aussi… La mémoire qui part un peu en vrille, le sens du temps et de l’espace qui s’émousse. Ma maman qui ne sait plus toujours trop bien où elle est, qui oublie un peu ce qu’on lui dit, qui ne s’y retrouve plus très bien.
Ma maman qui n’est plus trop autonome, qui a besoin d’aide.

Ma maman que je me retrouve un soir à aider à manger, à la fois émue et un peu flippée de ce renversement des rôles, elle qui m’a aidé à manger avant que je sache le faire toute seule.

Mais qui – NOM D’UN CHIEN – n’en est pas moins une personne adulte.

Et, bon dieu, je vais finir par greffer la potence à perfusion de ma mère dans le nez de quelques personnes.

La personne de ma famille qui lui parle comme si elle avait 4 ans (et qui s’en fout totalement – ou se vexe mais sans pour autant modifier son comportement – quand ma mère manifeste tant bien que mal son agacement à se voir ainsi traitée comme une gamine.). Qui lui impose son aide pour couper son repas, au lieu de la lui proposer. Qui lui grattouille la joue comme celle d’un nourrisson (alors que ma mère n’est définitivement pas quelqu’un de très tactile, et que même étant quelqu’un qui aime le contact physique, je pense que je mordrais toute personne qui me touche de cette manière là…)

L’infirmière qui vient m’expliquer le traitement de ma mère, en présence de ma mère couchée dans son lit, mais sans s’adresser à elle le moins du monde, et qui me parle de ses problèmes de mémoire et de désorientation, comme ça, cash, devant elle, sans ménagement (et sans lui en avoir parlé au préalable, évidemment), pour dire, comme ça, cash, devant elle, qu’il parait improbable qu’elle récupère toute son autonomie et qu’il va falloir prévoir des aides à domicile pour quand elle sortira de l’hôpital (chose dont je me doutais déjà, sur laquelle j’interpellais les infirmier.es depuis quelques jours sans vraiment avoir d’écho et de réponse, mais que j’aurais vraiment, VRAIMENT voulu voir évoquée avec un peu plus de tact avec ma mère… et surtout, en lui parlant A ELLE, nom de dieu).
C’est de son autonomie qu’il s’agit, de sa vie, de son quotidien qu’on va joyeusement chambouler.
Et cette infirmière, tranquille, à l’aise, puisque ma mère est un peu désorientée et confuse, se prend tranquillou le droit de m’informer DEVANT MA MERE MAIS SANS LUI PARLER, qu’on va devoir remettre en question l’autonomie de ma maman.
Et qu’on ne me parle pas de « manque de temps » et de stress du personnel hospitalier, par pitié : certain.es arrivent très bien à parler de manière respectueuses aux patient.es, même âgé.es, même diminué.es dans leurs capacités cognitives.
Dans ce cas précis, il n’aurait définitivement pas pris plus de temps à l’infirmière de s’adresser à ma mère tout en m’expliquant les choses, ou de me demander de sortir de la chambre 5 minutes pour me parler dans le couloir et que je puisse ensuite tranquillement, sans stress, expliquer notre discussion à ma mère et évoquer les aides à domicile…

Elle est adulte, nom de dieu.
Elle est adulte.
Elle a affronté des trucs dans sa vie qui auraient mis à terre pas mal de monde.
Elle a un caractère de chacal (on me souffle dans l’oreillette que le mien est assez similaire… Le fruit qui n’est pas tombé très loin de l’arbre, quoi !), elle a toujours mis (des fois au mépris du bon sens et par fierté mal placée, mais bon…) un point d’honneur à ne pas demander d’aide, à s’en sortir par elle-même (financièrement, psychologiquement). Et là, à l’aise, on ne la consulte même pas, on ne l’informe même pas, et on m’explique devant elle qu’elle va avoir besoin d’aide dans sa vie quotidienne. Comme si le fait qu’elle ait la mémoire en vrac et l’orientation spatio-temporelle en grève la dépossédait de son statut d’adulte, voire peut-être même un peu de son statut d’être humain à part entière.
Pour devenir au mieux un bébé pas à même de comprendre ce qu’on lui dit, au pire un espèce de truc posé dans un lit avec un drain dans la cage thoracique.
Et là, à l’aise, une personne de sa propre famille se prend le droit de la traiter comme un bébé, et de n’en avoir rien à foutre de ses demandes d’être traitée en adulte.

Le respect, bon sang, le respect, les gens…

Et ça m’amène à une réflexion un peu plus générale, un peu plus posée, un peu plus large.

Quand une personne âgée perd son autonomie et (temporairement ou définitivement) ses capacités cognitives, on a avec elle exactement le comportement qu’on a vis-à-vis des personnes avec des troubles psy :
– On s’adresse aux proches plutôt qu’à elles, comme si prendre le temps d’expliquer les choses malgré les troubles, d’adapter le discours si besoin, mais de prendre en compte la personne avant tout, c’était optionnel.
– On les infantilise, alors que ce sont des adultes.
– On ne prend pas en compte leur vécu, leur parcours.
– On les déshumanise.

A partir du moment où la mémoire et une capacité de réflexion « normale » se fait la malle, on considère qu’il n’y a plus de réflexion DU TOUT.
Comme pour les personnes avec des troubles psy ou avec un fonctionnement neurologique atypique, la norme neuro-psychique est érigée en temple, et tout ce qui en sort n’est pas considéré comme digne d’intérêt, de respect, d’écoute et de dialogue.

Retrouver, dans cette chambre d’hôpital, auprès de ma mère, les fonctionnements qui m’ont hérissé le poil tour à tour en tant que personne qui accompagnait des personnes en situation de handicap mental,  et en tant que personne qui a eu sa dose de merdes psy me fout sérieusement en rogne.

Combien de fois, sur combien de tons, faudra-t-il répéter les mêmes choses, dans des situations à la fois très différentes et trop similaires ?
Combien de fois faudra-t-il gueuler que oui, on est digne de respect, humain.e et valables même si on a des troubles psy, même si on est traumatisé.e crânien.ne avec des séquelles cérébrales, même si on est autiste, même si on est en situation de handicap mental, même si on est vieux et qu’on a la mémoire et l’orientation qui foutent le camp ?

(Note pour éviter les malentendus :

Je ne sous-entends pas que les nourrissons ne sont pas dignes d’être respectés et qu’on les traite comme des personnes humaines à part entière, hein, quand je dis que c’est particulièrement dégueulasse de traiter une personne âgée comme un nourrisson.
Bien sûr qu’un nourrisson mérite le respect, on est bien d’accord là dessus.

Par contre, se comporter avec une personne qui a au bas mot 60 ans de vie adulte et autonome derrière elle comme on le ferait avec un nourrisson, c’est comme mettre un grand coup de gomme sur ce vécu. Pif paf pouf, oublié le statut d’adulte, oublié le parcours de vie, on limite la personne à ses difficultés, à ses troubles, à son manque actuel d’autonomie pratique, en réduisant à néant son parcours, en réduisant à néant son vécu, en oubliant que toutes ces choses qu’elle n’arrive plus à faire aujourd’hui, elle savait les faire hier, et que c’est en soi un deuil pas facile à faire.

Et en cela, la traiter comme un bébé est en soi violent… même si ça n’est pas « mal » ou « humiliant » d’être un bébé : nous l’avons tous été)

PETA : grossophobie, sexisme, validisme… Vous comptez vous arrêter, un jour ?

Cher.es lecteurs.trices, connaissez vous la PETA ?

Cette grosse organisation, internationale, milite pour les droits des animaux.
(Jusque là, ça a l’air bien, hein ? C’est vrai, c’est important que les animaux soient traités de manière éthique).
Je ne vais pas débattre ici sur toutes les questions des droits des animaux, sur le spécisme (= fait de considérer l’espèce humaine comme étant intrinsèquement supérieure aux autres espèces animales, et donc de considérer que les humains ont droit de vie, de mort et d’exploitation sur les animaux).
Déjà parce que honnêtement dit, je ne m’y connais de loin pas assez pour dire des trucs pertinents, et d’autre part parce que bah… C’est pas le sujet de cet article.

Parce que là, franchement, la PETA, je n’ai pas vraiment envie d’en faire l’éloge.
Vraiment pas. Du tout. Même pas un tout petit peu.
Je suis même PLUTÔT FURAX là tout de suite.

Parce que voyez vous, la PETA, sous prétexte de défendre les droits des animaux, elle cumule les campagnes PLUTÔT DOUTEUSES, et les déclarations VRAIMENT FOIREUSES.

Je vais donc décortiquer trois de leurs « exploits », qui m’ont sérieusement fait grincer des dents.
En commençant par le dernier truc en date à m’être tombé sous les yeux (yeux qui se sont instantanément écarquillés dans un gros WHAT THE FUCK PETA WHAT THE HELL ARE YOU DOING ?!) :

Voilà ce qu’on trouve sur le site de PETA France, dans leur FAQ (http://www.petafrance.com/faq-general.asp) :

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Oui.
Vous avez bien lu.
« De la même façon, un handicapé mental a des droits, même s’il n’est pas mignon ou si personne ne l’aime ».
Tranquille, la PETA enfonce la porte déjà largement ouverte de la discrimination envers les personnes handicapées. A plus forte raison handicapées mentales.

Breaking news : oui, les personnes en situation de handicap mental sont aimé.es. Par leur famille, par leur entourage, par leurs amis, par leurs potes (handicapés ou non, d’ailleurs), par les personnes qui s’occupent d’eux s’ils sont placés en institution, par… plein de monde, en fait.
J’ai bossé avec des personnes mentalement handicapées en institution, y compris avec des personnes âgées n’ayant plus vraiment de famille qui venait les voir ou se préoccupait d’eux, mais pour autant, je n’en ai jamais rencontré un.e seul.e qui ne soit pas aimé.e.

Pas mignons ? Ca veut dire quoi, mignon, déjà ? Non parce que j’ai pas de définition universelle de « mignon », moi. Explique moi, PETA, c’est quoi une personne mignonne ?
Correspondre à la « beauté classique des magazines » ? Rentrer dans les « standards de la beauté normés par la société » ? C’est ça, être mignon.ne ?
Vraiment ?

Oui, les personnes en situation de handicap mental sont aimées.
Non, elles n’ont pas à requérir la validation de la PETA (ou de la société, ou de qui que ce soit) sur leur beauté ou leur mignonitude.

Et, PETA, merci d’arrêter de les utiliser comme argument, comme des pions à votre disposition pour étayer vos arguments. Les personnes mentalement handicapées sont des personnes à part entière, pas des ressorts argumentatifs.

Tiens, on parlait de la validation de la PETA sur la beauté des gens…
Vous serez surement ravi.es d’apprendre que PETA s’éclate aussi à tailler dans le gras des personnes obèses :

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Traduction : Sauvez les baleines, perdez la graisse : devenez végétarien.

Voilà voilà.
Tout en subtilité, en finesse, n’est-ce pas ?
Je suis sûre que tout comme moi, vous êtes absolument bluffé.es par l’originalité du slogan en plus, non ?
C’est vrai quoi, les blagues vaseuses sur « Sauvez Willy !! » et autre variations autour du thème des cétacés, sur le passage d’un gros.se, c’est TELLEMENT INEDIT.
Oula.
Merveilleux. Donc… Pour défendre les droits des animaux, la PETA utilise les mêmes ressorts que les enfoiré.es grossophobes qui m’ont pourri mon adolescence.
Et c’est supposé… Me sensibiliser à quoi que ce soit, à part à l’envie de foutre le feu à ces affiches ?

Tant qu’à utiliser cet article pour faire autre chose que grogner, je rappellerai que la malbouffe est loin d’être le facteur le plus décisif en matière de surpoids ou d’obésité.
L’obésité est multifactorielle. Et a une foule de causes qui sont très loin de la fréquentation trop assidue du Mc Do et de la consommation abusive de viande. Parmi elles : les troubles du comportement alimentaire, la précarité financière (oui, la bouffe pas chère est rarement la plus saine…), les problèmes hormonaux, la prise de médicaments (corticoïdes ou psychotropes, en particulier, mais il y en a probablement d’autres qui peuvent entrainer une prise de poids), les problèmes métaboliques.
Non, la solution à l’obésité ne se résume pas à « arrêter de manger au Mc Do ». Et, by the way… Je connais des personnes végétariennes ou vegan en surpoids ou obèses…
Donc non seulement la campagne de pub de la PETA est grossophobe et blessante, mais en plus, elle repose sur du pur flan d’un point de vue médical.
Grossophobie : +100
Crédibilité : -100.
Bravo, PETA, bravo…

Et pour finir ce rapide tour d’horizon des campagnes et déclarations de la PETA qui m’ont fait grincer des dents, vous prendrez bien un peu de sexisme ?

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Cette campagne, signée Bryan Adams (merde, je préférais quand il était un des chanteurs de mon adolescence, tiens…), suinte magistralement de sexisme.
Et en prime, m’a fait ricaner.
Là aussi… OMG comme c’est révolutionnaire, comme idée, de comparer une femme (ici Zahia) à un assemblage de bouts de viande.
Euh… C’est tellement révolutionnaire que j’ai cette impression environ 10 fois par jour dans la rue ou les transports en commun, d’être un steak sur l’étalage d’un boucher, hein.
Chouette, défendons les animaux non-humain tout en reprenant allègrement le regard creepy qui se ramassent constamment les animaux humains femelles, hein, c’est une TELLEMENT EXCELLENTE IDEE.

Entendons-nous, ça n’est absolument pas la démarche de Zahia, le fait qu’elle ait choisi de poser pour cette campagne que je critique. C’est son corps, elle en fait ce qu’elle veut, c’est son droit le plus strict et ça n’a pas à être critiqué et jugé.
En revanche, la démarche du concepteur (homme, donc) de la campagne me dérange nettement, NETTEMENT plus.

PETA, sérieusement…
Lutter pour un traitement éthique des animaux non-humains, c’est bien.
Par contre, si pour ça tu te permets de renforcer une par une chaque discrimination à l’intérieur de la race humaine, je me permettrai (tant qu’à faire un truc utile aux animaux de tes campagnes de pub et de ta communication foireuse) de récupérer tes affiches pour en faire une litière 100% recyclée pour mes chats. Je suis sûre qu’il se feront un plaisir de faire caca dessus…