[Traduction] Cette vue de l’intérieur de la schizophrénie prouve que le privilège neurotypique existe

(Note : je maitrise plutôt correctement l’anglais, mais je ne suis ni bilingue ni traductrice professionnelle. Donc il est possible que je laisse passer des fautes de traduction, si vous en repérez n’hésitez pas à me les signaler en commentaire, je ferai les modifications nécessaires)

(Traduit de l’article « This insider’s View of Schizophrenia Proves That Neurotypical Privilege Exists »)

Est-ce que vous avez déjà entendu un récit à la première personne au sujet de la schizophrénie ? Les portraits imprécis véhiculés par les médias nous amènent à mal comprendre et maltraiter les personnes schizophrènes parce qu’on ne connait pas la vérité à propos de ce qu’elles vivent.

Alors arrêtons de croire ces images stigmatisantes, avec ce point de vue réaliste qui nous montre qu’on peut faire bouger les choses avec un peu de compréhension.

Amicalement.
Les contributeurs/trices de « Everyday Feminism »

(NdT : pour la traduction des strips, les phrases écrites entre guillemets sont les traductions du contenu des « bulles »)

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Schizophrénie : Point de vue de l’intérieur.

« Salut ! Mon nom est Crass et je suis schizophrène. »

« Mais parce que je suis schizophrène, je suis mal comprise, stigmatisée, et juste complètement invisible. Je vais vous parler de l’impact que ça a sur moi. »

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Les médias nous montrent comme des tueurs et des fous.

« Combien de fois le tueur est schizophrène ?
Combien de personnages schizophrènes réalistes as-tu vu ? »

Et c’est la seule image que les gens ont à propos de la schizophrénie.
« Je suis schizophrène »

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« Je ne suis pas une tueuse !
Je ne suis pas dangereuse ! »

« Je suis fatiguée que ça soit la seule image de la schizophrénie ! »

Surtout l’image dépeinte de nous dans les médias nous isole.

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Nous devons agir comme si on était neurotypiques même dans les mauvais jours.

La plupart des jours, je peux faire semblant. Faire semblant d’être sociable, avoir des conversations que je n’ai pas envie d’avoir, et même avoir l’air neurotypique. Même si je préfèrerais être seule.

Mais il y a des mauvais jours. Parfois, rien ne semble réel. Parfois, le monde est voilé.

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Parfois, je suis trop hyper-consciente des actions des autres personnes. Je tire des conclusions et je deviens trop paranoïaque pour être au contact des autres.
« A propos de moi !
Qui ?
Pourquoi ? »

Je peux négliger le ménage, négliger mes amitiés et me négliger. Dormir et manger, c’est tout ce que je peux arriver à faire, certains jours.

Pour les amis de personnes schizophrènes : comprenez que l’on peut avoir besoin de beaucoup d’espace, mais que ça n’est pas contre vous. Essayer d’agir comme si on était neurotypique est épuisant. Nous sommes heureux que vous soyez patients avec nous.

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Les hallucinations ne se limitent pas aux voix.
« Eh, écoute ! »

Il y a des hallucinations olfactives, gustatives, visuelles et tactiles, aussi. Je ressens des picotements aléatoires et je vois des oiseaux qui ne sont pas là. Et c’est tout à fait OK pour moi.

J’entends des voix, aussi. Certaines sont les voix de mes amis et d’autres sont aléatoires. La plupart du temps, ce qu’elles disent est du charabia ou alors elles me rappellent des choses que je dois faire.
« Eh Crass ! Achète à manger pour le chat ! »

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Les symptômes et leur sévérité varient d’une personne à l’autre. Mais les hallucinations sont des symptômes qui ne sont pas acceptés par les neurotypiques

Même si les gens sont empathiques, ils ne peuvent quand même pas savoir comment c’est.

Le manque de compréhension fait que les personnes schizophrènes se sentent invisibles et pas entendues.
« Les troubles auxquels les gens s’identifient : dépression, anxiété. Pas la schizophrénie »

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Nous devons faire notre coming out aux gens.
Ca n’est pas toujours chouette.

Il n’y a pas que le jugement des gens.
« Tu es une folle »

Je peux être licenciée ou discriminée à l’embauche. Je peux aussi être injustement incarcérée.

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Les membres de la police ne sont pas formés à intervenir auprès de personnes potentiellement schizophrènes.
« Donne moi ton nom ! »
« Je ne peux pas ! J’ai peur ! »

Et à cause de l’image unique donnée par les médias, la police part du principe que nous sommes violents. La réalité, c’est que la majorité des personnes schizophrènes ne sont pas violentes.

Où sont les modèles schizophrènes positifs ?
Pour notre bien, et pour le bien de l’information auprès des neurotypiques ?

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Conseils pour les neurotypiques :
Notre comportement change. Nous avons des bons jours et des mauvais jours. S’il vous plait, soyez patients.

Ne jugez pas quelqu’un qui se comporte étrangement. Vous ne vivez pas ce qu’ils/elles vivent.

Simplement, écoutez !

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3 réflexions sur “[Traduction] Cette vue de l’intérieur de la schizophrénie prouve que le privilège neurotypique existe

  1. En effet, il y a beaucoup d’idées reçues sur la schizophrénie. Certains associent la schizophrénie au dédoublement de la personnalité, à des tueurs…
    Mais par contre je ne suis pas d’accord vis-à-vis de la dépression et de l’anxiété. Surtout concernant l’anxiété à vrai dire. J’ai des troubles anxieux et très franchement je ne connais pas beaucoup de personnes qui comprennent car elles croient juste qu’on est anxieux comme eux quoi, que ce n’est pas grave, pas si gênant que ça… Alors que si 🙂 Du coup les gens ont tendance à minimiser les troubles anxieux…
    En tout cas super petit cartoon 🙂

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