[Traduction] Voilà en quoi le féminisme peut être bon pour la santé mentale

[Note : Bien qu’ayant une plutôt bonne compréhension de l’anglais, je ne suis ni bilingue ni traductrice professionnelle. Il est donc possible que je laisse passer des erreurs de traduction. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me les signaler en commentaire, et je rectifierai]

Cet article a initialement été posté sur le site anglophone du Huffington Post, à l’URL suivante : http://www.huffingtonpost.com/entry/how-feminism-could-be-good-for-mental-health_55d34452e4b0ab468d9e60cb

Si je peux me permettre une petite critique sur cet article, ça serait le fait qu’il omet de parler des problématiques spécifiques à la santé mentale des personnes identifiées comme femmes (que ça soit les personnes assignées femmes à la naissance ou les femmes trans*) :

  • Les femmes sont les victimes majoritaires d’abus sexuels et de violences conjugales (pas uniques, mais majoritaires. Je ne veux pas passer sous silence le fait que des hommes également vivent ces situations, mais le fait est que les femmes sont majoritaires parmi les victimes de ces violences), ce qui a un impact sur leur santé mentale (en particulier en terme de syndrome post-traumatique).
  • Le sexisme a un impact non négligeable sur la qualité des soins psychiatriques et psychologiques reçus par les femmes : Si effectivement, comme l’explique l’article, les hommes sont sous-diagnostiqués par honte de demander de l’aide, il n’est pas rare par contre que les femmes soient victimes AU SEIN MÊME DES LIEUX DE SOINS PSYCHIATRIQUES (hôpitaux mais aussi en consultation) du sexisme, que ça soit par des injonctions à « prendre soin d’elles » (s’habiller de manière « féminine », perdre du poids, …), que ça soit par une minimisation de leurs ressentis « parce qu’on sait bien que les femmes sont émotives », que ça soit par des violences vécues de la part de patients hommes (plusieurs personnes m’ont raconté avoir vécu du harcèlement sexuel en hospitalisation psychiatrique), voire par des soignants (les situations de patientes psy abusées sexuellement par un psy ou par un infirmier ne sont malheureusement pas si rares que ça…).

Cette critique mise à part, cet article amène un éclairage que je trouve intéressant à faire partager – et donc à rendre accessibles aux non-anglophones – sur l’impact des clichés quant au genre dans le domaine de la santé mentale.

En voici donc la traduction :

———————

Féminisme en force, encore.

Dans une récente vidéo, la youtubeuse Ginny McQueen explique en quoi le féminisme peut avoir un puissant impact sur la santé mentale. « Ces deux choses ne semblent rien avoir à faire l’une avec l’autre », explique McQueen, avant d’expliquer en quoi « Le féminisme travaille à aider autant les hommes que les femmes dans le domaine de la santé mentale. »

McQueen explique que les femmes ont deux fois plus de probabilité que les hommes de recevoir un diagnostic de dépression, de trouble anxieux ou de syndrome de stress post-traumatique. Toutefois, les hommes représentent 82% des morts par suicide.

Elle dit que le patriarcat impose des paramètres rigides au sujet de « ce que les hommes et les femmes devraient être ». La pression à adhérer à des rôles de genre stricts peut exacerber des troubles émotionnels et psychiques pour certain.es, et en décourager d’autres de demander des soins psychiatriques.

« Les femmes sont diagnostiquées pour leurs troubles parce qu’elles cherchent de l’aide pour ces troubles », dit McQueen. Bien que les femmes soient souvent dévalorisées au sujet de leurs émotions, les rôles de genre traditionnels partent du principe que les femmes sont émotives, alors qu’on apprend aux hommes à être solides. « On ne dit pas aux femmes d’encaisser en silence ou d’être un vrai homme », dit-elle.

Beaucoup d’hommes souffrent de dépression ou de troubles anxieux, mais ils ont moins de chances de chercher de l’aide, à cause des rôles de genre traditionnels qui leur disent qu’ils ne peuvent pas exprimer leurs sentiments. « Le féminisme essaie de faire en sorte que chacun.e soit traité.e de manière égalitaire, y compris dans le domaine de la santé mentale », explique McQueen.

Le féminisme combat pour que les personnes de tous genres – femmes, hommes et personnes trans* – soient traitées de manière égalitaires dans tous les domaines de leur vie. Si notre culture rend plus acceptable pour une personne, quel que soit son genre, de chercher de l’aide, la santé mentale ne pourra que s’améliorer.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s